Chasselay (Rhône)
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Chasselay | |
Pays | France |
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Région | Rhône-Alpes |
Département | Rhône |
Arrondissement | Arrondissement de Lyon |
Canton | Canton de Limonest |
Code Insee | 69049 |
Code postal | 69380 |
Maire Mandat en cours |
Pascale Bernard-Granger 2001 - 2008 |
Intercommunalité | |
Latitude Longitude |
|
Altitude | 189 m (mini) – 524 m (maxi) |
Superficie | 12,78 km² |
Population sans doubles comptes |
2 590 hab. (1999) |
Densité | 202 hab./km² |
Chasselay est une commune française, située dans le département du Rhône et la région Rhône-Alpes.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Histoire
[modifier] Tata sénégalais
Du 19 au 20 juin 1940, à Chasselay, l'armée Française et ses troupes coloniales Sénégalaises, à 1 contre 100, ont retardé l'entrée des troupes allemandes dans Lyon, déclarée "ville ouverte", le 18 juin 1940.
Non prévenue par l'armée, la défense s'organise, le 17 juin à Chasselay. Des barricades sont dressées, grâce aux soldats du 405° R.A.D.C.A. de Sathonay et du 25° régiment de tirailleurs Sénégalais et aussi à l'aide de civils.
N'ayant rencontré que très peu de résistance depuis Dijon, les Allemands arrivent le 19 juin 1940, à Montluzin. Durs et violents combats entre Allemands et les troupes Françaises et Sénégalaises. Bilan : 51 morts dont une civile du côté français, et plus de 40 blessés pour les Allemands.
Le 20 juin 1940, à l'issue d'une deuxième bataille, au château du Plantin, les prisonniers (environ 70), furent divisés en deux groupes, d'un côté les soldats Français blancs et de l'autre les Sénégalais noirs.
Après avoir parcouru deux kilomètres à pied, les soldats Français couchés dans l'herbe, le long d'un pré, assistèrent au massacre des soldats Sénégalais par des mitrailleuses et pour certains écrasés par les chars d'assaut de la Division SS Totenkopf[1]. Les Français blancs furent emprisonnés à Lyon. Les habitants de Chasselay, horrifiés par le massacre, enterrèrent les corps des Sénégalais dans un cimetière, inauguré le 8 novembre 1942[2].
A Chasselay, dans le lieu dit " vide-sac", reposent 188 tirailleurs sénégalais morts en juin 40 dans un cimetière militaire reproduisant, un tata d'Afrique de l'Ouest. En sénégalais, Tata signifie une enceinte fortifié ou une "enceinte de terre sacrée", où l'on enterre les guerriers morts au combat. Toutes les années, à Chasselay, a lieu une cérémonie officielle, où sont présents des représentants Sénégalais et Français.
[modifier] Administration
Liste des maires successifs | ||||
Période | Identité | Parti | Qualité | |
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2001 | Pascale Bernard-Granger | |||
Toutes les données ne sont pas encore connues. |
[modifier] Démographie
1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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1125 | 1169 | 1438 | 1708 | 2002 | 2590 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes |
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Ludovic Giuly, footballeur international, a habité Chasselay durant 5 ans, jusqu'à ses 12 ans. Il fait ses débuts dans l'équipe des jaunes et noirs de l'ASCMO Chasselay, aujourd'hui Monts D'or Azergues (MDA).
- Famille Morand de Jouffrey, descendants de Jean-Antoine Morand de Jouffrey, architecte, peintre et urbaniste, qui œuvra efficacement à Lyon (1727-1794). Les Morand de Jouffrey vont largement œuvrer pour le bien de la commune, jusque vers les années 1975 où le comte Pierre Morand de Jouffrey se sépare du Château de Machy et la famille quitte définitivement la commune. Mais ils restent dans la mémoire de nombreux habitants de Chasselay.
[modifier] Les associations de Chasselay
Chasselay se caractérise par une vie associative très importante (une fête par semaine en moyenne).
L'association du "Sou des Ecoles" est notamment devenue avec le temps une véritable institution (voir son site).
L'Association des classes en 6 est également très active, particulièrement au mois de décembre avec sa vente des truffes en chocolat fabrication maison, roulées à la main, et avec amour.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes et références
- ↑ Scheck, R. (2007). Une saison noire. Les massacres de tirailleurs sénégalais. Mai-juin 1940. Paris : Tallandier. pp.56-57. Scheck pense également que ces chars ne sont pas forcément ceux de la Totenkopf, mais penvent être les chars régimentaires de la Grossdeutschland, ou encore de la 10e Panzerdivision, envoyés en renfort du fait de la résistance inattendue des Français. (Ibid., pp.245-246.)
- ↑ Scheck, op. cit. pp.181-182.
- ↑ Chasselay sur le site de l'Insee